Tout sur le cloud gaming et le cloud computing, le jeu vidéo en streaming.

par

Le Cloud Gaming, le Cloud Computing c’est quoi ?

Vous vous demandez ce qu’est le cloud Gaming , ou le Cloud Computing ? Vous entendez parler de stadia, shadow, Geforce Now et xcloud et vous êtes un peu perdu ? Je vous rassure, vous êtes au bon endroit, et je vais tout vous expliquer.

 

Commençons par le cloud Gaming ?

Le cloud gaming c’est le fait de jouer aux jeux vidéos en streaming. C’est-à-dire que l’ordinateur (ou la console) qui fait tourner le jeu n’est pas chez vous, mais bien dans la cloud (internet). Cet ordinateur surpuissant vous envoie l’image du jeu par internet et vous jouez simplement avec sur votre smartphone ou votre vieux PC. Car oui, habituellement il vous faut un bon PC, et surtout une bonne carte graphique qui coûte bien cher afin de faire tourner les derniers jeux sur un ordinateur. Ou alors il vous faut une console de jeux, mais quoi qu’il en soit, jusqu’ici il vous fallait du hardware performant.

Avec le  Cloud Gaming c’est terminé. Le jeu tourne dans le cloud, sur des serveurs justement équipés de ces cartes graphiques derniers cris et il vous renvoie simplement l’image. Le résultat est que vous pouvez jouer à tous ces derniers jeux sur smartphone ou même sur un vieux PC. Car oui, la seule chose que doit savoir faire le PC sur lequel vous jouez c’est recevoir l’image par internet et l’afficher sur un écran. Et cela ne prend pas beaucoup de ressources. On pourrait apparenter cela à la diffusion YouTube ou netflix. Vous pouvez recevoir une image par internet pour l’afficher ensuite sur votre écran. La seule différence entre le cloud gaming et le streaming est que vous devez interagir avec le jeu à travers votre smartphone, clavier, souris ou encore manette de jeu. Et c’est donc tout un univers de jeu vidéo derniers cris qui s’offrent à vous, sans à avoir à investir des centaines d’euros pour du matériel performant.

Bien entendu, le cloud gaming ou le cloud computing ne sont possibles que si votre connexion internet le permet. Et quand je dis le permet, cela veut dire qu’il faut prévoir de la bande passante pour les autres équipements de la maison. Car votre connexion internet va chuter dès que quelqu’un va regarder une vidéo YouTube sur le même réseau que le vôtre. Il faut prévoir entre 10 et 25 mégabits minimum selon les diverses solutions, voir plus pour avoir de meilleures résolutions comme la 4K. Inutile de vous dire qu’il faut privilégier une connexion fibre sur ce type de solution. Mais la vitesse de connexion internet ne fait pas tout, il faut aussi que votre réseau domestique couvre aussi un bon débit.

Il est donc conseillé de jouer via un câble réseau (RJ45) relié à la box. Toutefois, le cloud gaming fonctionne très bien sur les connexion Wifi 5Ghz, un peu moins sur les 2,4 Ghz. Et forcément le service se dégrade plus on s’éloigne du routeur wifi.

Le ping ? Et oui, contrairement au streaming vidéo classique, le cloud gaming nécessite un bon ping. Le ping c’est le temps que met un serveur pour vous répondre quand vous l’interrogez. Il se compte souvent en millisecondes. Car il va falloir renvoyer au serveur qui stream le jeu le fait que vous appuyer sur un bouton ou une touche du clavier par exemple. Et si votre ping est de 1 seconde, vous allez jouer avec une seconde de décalage. Je vous laisse imaginer que cela reste totalement injouable. Ce décalage s’appelle la latence. C’est le décalage en seconde que prend une action de votre part pour se répercuter sur l’image du jeu. Il faut donc qu’elle soit le plus faible possible afin de ne pas nuire à votre expérience de  jeu. Et cela est à prendre en compte avant de se lancer dans le coud computing, voir même pour choisir son opérateur internet. À l’heure où j’écris ces lignes, il semble que ce soit Orange qui fournit le meilleur débit fibre en termes de stabilité pour le cloud gaming.

 

Mais alors qui propose du cloud gaming ?

Nous allons voir les offres de cloud gaming, mais vous trouverez plus bas une analyse sur le cloud computing que j’estime bien meilleur. Mais gardons la surprise pour la fin si vous le voulez bien.

 

Stadia

Le premier à avoir officialisé son entrée est Google. Avec son offre Google Stadia. Débarqué en novembre 2019 à grands coups de marketing et la promesse de jouer sur n’importe quel équipement (PC, TV, smartphone) afin switcher de l’un à l’autre pour continuer sa partie. Ajoutez à cela la promesse d’une centaine de jeux et du 4K et vous avez une offre qui semble alléchante.

Mais les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent vous diront les politiciens. Et 3 mois après son offre de lancement il faut dire que la déception est très grande.

Commençons par le modèle économique, le plus cher des offres de cloud gaming. Stadia a promis une offre gratuite qui vous permettrait de jouer en 1080p (FullHD). Elle n’est pas encore arrivée et aujourd’hui seule l’offre payante à 10 euros par mois est sortie. Et il vous faudra acheter la chrome cast ULTRA si vous souhaitez streamer sur un TV. Le pack fondateur est encore vendu 130 euros avec 3 mois d’abonnement offert.

Ensuite, il y a les jeux. Et là aussi il va falloir passer fortement à la caisse. Car il va vous falloir acheter chaque jeu sur Stadia. Et ils sont parfois vendus plus cher que sur console. Le pire, c’est que si le service s’arrêtait un jour, vous perdriez l’intégralité de vos jeux achetés. De quoi y réfléchir à deux fois, notamment 3 mois après où le service a du mal à être populaire.

Mais le prix des jeux n’est pas tout. Car le problème est aussi leur nombre. 22 au lancement, une trentaine aujourd’hui. On se demande où sont passés les centaines de jeux annoncés. Peut-être vont-ils tous sortir la dernière semaine de l’année, lol ?

Mais Google a un argument de poids, un bagage de plusieurs milliards de dollars. Et il sait s’en servir. En bloquant des titres sur sa plateforme pour ne pas qu’ils sortent sur les autres plateformes. On appelle cela l’exclusivité et cela coûte cher. Ce qui n’est pas un problème pour Google vis-à-vis de sa concurrence actuelle. Et c’est comme cela qu’on retrouve des titres retirés (Blizzard) de Geforce Now une semaine après sa mise en service officielle. Mais également des gros AAA comme red dead redemption 2 qui ne sont accessibles que sur la plateforme de Google (hors shadow). Si vous voulez vraiment jouer à ces jeux alors c’est stadia ou rien, une politique exécrable, comme toutes les politiques d’exclusivités.

Mais ce n’est pas tout, car le service promettait du 4K, qui semble en fait être du 1080p upscalé (agrandit). On n’a pas du tout le service promis 3 mois après sa sortie, mais Google a le temps, même si sa première accroche auprès du grand public est très mal engagée.

Une autre promesse pas tout à fait tenue est celle de jouer sur smartphone. En effet, à l’heure actuelle et pour encore quelques jours  seul le téléphone de Google, le pixel permet de jouer aux jeux stadia. De quoi faire déchanter 97% des utilisateurs de smartphones… Encore une exclusivité pour vendre ses propres téléphones, de quoi aussi, s’enfoncer un peu plus au fond du gouffre. Mais certains smartphone haut de gamme comme les Samsung seront désormais compatible à partir de ce jeu 20 février 2020.

 

 

Geforce Now

 

En ce début de février 2020, c’est un autre acteur qui entre en jeu dans le cloud gaming et il frappe très fort. En effet après deux ans de test en bêta, ce n’est autre que Nvidia, le principal constructeur des puces de cartes graphiques nécessaires à faire tourner les gros jeux qui se lance en scène. Autant dire qu’il n’y a sûrement pas meilleure société pour optimiser les jeux afin de vous envoyer leur image par internet. Et ses arguments sont extrêmement puissants, de quoi faire trembler le géant google.

Le prix, quel prix ? c’est gratuit ! Et oui, Nvidia propose deux offres comme Google, une gratuite et une payante. Sauf que la gratuite est déjà disponible et rien ne vous empêche de télécharger l’application Geforce Now sur PC, MAC, android (quel qu’il soit), et bientôt iphone (validation en cours) et de tester le service tout de suite.

Il existe aussi une version payante, qui pour l’instant et à 5,5 euros par mois. Cela n’est que temporaire, car cette « offre fondateur » pourrait être revu à la hausse (ou à la baisse) dans le futur.

Je vais vous expliquer les grosses différences entre les deux offres.

Mais avant sachez que Nvidia ne propose que du 1080p (FullHD) contrairement à la concurrence. Mais mieux vaut du 1080p qui fonctionne que du 4K upscalé… Enfin c’est mon avis qui bien sûr reste subjectif.

La différence va surtout se situer dans 3 gros avantages pour les abonnements payants.

  • Vous n’avez pas de file d’attente pour jouer aux jeux quand vous avez l’abonnement payant. En effet, avec l’abonnement gratuit vous devrez faire la queue plus ou moins longtemps selon le jeu et l’heure à laquelle vous jouez. Personnellement je n’ai jamais attendu plus de 2 minutes au lancement du service.
  • Vous pouvez rester connecté 6 heures de suite. En effet dans la version gratuite, vous serez automatiquement déconnecté au bout d’une heure. Vous pourrez vous reconnecter de suite. Sûrement dans un souci de ne pas surcharger les serveurs avec des personnes connectées qui ne jouent pas. Ce n’est pas un très gros problème pour bon nombre de joueurs qui veulent juste se lancer une petite partie.
  • Abonnement payant = jeux avec RTX. La technologie RTX des dernières cartes vidéos nividia permet de créer des jeux avec du Ray Tracing. C’est tout simplement l’ajout de rayon comme les rayons de lumières, le reflet sur les textures, comme le métal, le verre, l’eau… Et croyez-moi, c’est l’avenir du jeu vidéo. En effet cette technologie n’est qu’au début de son histoire et peu de jeu utilisent celle-ci. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle si vous me permettez. Cela peut vous transforme un jeu, comme le montre nvidia sur Quake 2 refait en RTX. À titre personnel c’est ce qui a fait pencher la balance et le fait que j’ai pris l’offre à abonnement payant quelques minutes après avoir testé le service. Si vous ne connaissez pas cette technologie, je vous conseille de regarder quelques vidéos sur YouTube, vous comprendrez tout de suite (taper Ray Tracing).

 

Mais les jeux dans tout cela ?

C’est là que Geforce Now enfonce un peu plus le clou. Vous n’aurez pas besoin de racheter la plupart de vos anciens jeux, car Geforce Now est compatible avec 400 jeux des plateformes steam, epic store et uplay. Naturellement la plupart des jeux proviennent de la bibliothèque Steam. Et Nvidia annonce 1000 compatibles. Entendez par là que ceux-ci ne sont pas optimisés directement dans Geforce Now et ne sont pas proposés, mais vous pouvez les ajouter manuellement. Pour rappel, Steam, Epic Store et Uplay (jeux Ubisoft) sont des plateformes d’achat de jeux pour PC en ligne. Ce qui fait que même si Geforce Now disparaissait demain, contrairement à Stadia, vos jeux ne seront pas perdus. Vous pourrez toujours les installer sur un PC performant. Vous pouvez d’ailleurs même faire les deux, car les sauvegardes sont souvent dans le cloud ce qui vous permet de switcher en continuant votre progression entre PC, smartphone et TV.

TV ???

Et oui, Nvidia vend depuis longtemps de box Nvidia Shield qui permettent de streamer votre PC sur votre TV. Désormais vous pouvez jouer à Geforce Now dessus. Comptez environ 150 euros pour le premier modèle (sans manette). De quoi remplacer la prochaine console de jeux Next-Gen dans bon nombre de foyers s’ils ont la fibre avant la sortie de celles-ci…

 

Mais alors pas de défaut ?

La qualité d’image est excellente, le modèle économique aussi, mais il reste un ou deux défauts.

En effet, l’interface n’est pas forcément des plus ergonomique, car il vous faudra vous loguer souvent dans Geforce Now sur vos différents launchers (Steam,Epic,Uplay). Il faudra entrer vos identifiants de connexion régulièrement. Rassurez-vous toute de même, cela devrait s’améliorer rapidement.

Même si cela ne me gêne pas personnellement, certains regretteront l’affichage en 4K. Là aussi la feature devrait arriver dans le futur, car elle est actuellement en test.

 

 

Xcloud

 

Alors celui-là pourrait faire bien plus mal que Geforce Now. En effet Microsoft va débarquer très bientôt lui aussi, avec xcloud. Xcloud, c’est le service xbox dans le cloud. À la manière d’un stadia ou d’un geforce now, il va proposer son service de cloud gaming à tous. Nous n’avons pas tous les détails, car l’offre est en test dans seulement 4 pays du monde, mais Microsoft ne s’est pas caché de la puissance de son cloud. En effet, Microsoft a investi des dizaines de milliards de dollars dans des serveurs Azure qui servent énormément dans le monde professionnel. Ils hébergent même depuis peu le propre service de cloud gaming de Playstation (le PS Now). Ce sont sûrement les serveurs qui forment le cloud le plus performant au monde. Autant dire que la qualité sera forcément au rendez-vous. Et les premiers retours sont très positifs notamment aux États-Unis.

Concernant les jeux, vous aurez la possibilité d’acheter à l’intégralité des jeux xbox, donc là encore si le service fermait, vous pourrez toujours acheter une console xbox pour y jouer si vous n’en possédez pas. Rien n’est perdu (coucou stadia). Et là encore vous pourrez continuer votre partie commencée sur console sur votre téléphone et vice versa.

Le Netflix du jeu vidéo ?

On ne connait pas encore les tarifs qui seront appliqués. Mais il est certain que xcloud sera compatible avec le Game Pass. Le Game Pass c’est un abonnement mensuel qui permet pour 10 euros par mois de jouer à environ 200 jeux. De très connus dont des AAA, comme des moins connus. C’est bien pour cela qu’en 2018 Microsoft a acheté 15 très bons studios de création de jeux vidéo afin d’augmenter son rythme de sortie de ses propres blockbusters. Et comme ces AAA sont intégrés le jour de leur sortie au gamepass, c’est un argument qui sera de plus en plus convaincant avec le temps. Personnellement j’ai pris un gamepass ultimate qui permet de jouer sur Xbox, sur PC et avec l’abonnement en ligne. Je l’ai pris pour 3 ans à 120 euros grâce à la combine d’alignements des abonnements ultimate sur gold/gamepass. Car je pense que le xcloud sera gratuit pour les possesseurs de ce maxi abonnement xbox.

On sait déjà que l’abonnement xcloud commencera avec 50 jeux gratuits intégrés. Si l’on combine cela au game pass on pourrait atteindre 250 jeux disponibles dans l’abonnement. De quoi ne pas se ruiner dans les jeux pour certains. D’autant que certains jeux repartent du gamepass après une longue période et de nouveaux arrivent aussi. Un roulement qui permet de renouveler doucement sa ludothèque.

Microsoft va donc arriver comme un mastodonte, en proposant à la netflix, un abonnement tout compris avec le service de cloud gaming et la liste de jeux gratuits qui va avec. De quoi être certains de proposer un coût unique et mensuel pour son expérience vidéoludique sans à avoir à se ruiner dans les jeux à côté régulièrement.

Notez que depuis quelques semaines vous pouvez également faire du console streaming, donc streamer votre Xbox sur votre smartphone. Si vous avez la fibre, vous pouvez streamer votre console sur internet et ainsi accéder à vos jeux de n’importe où sur votre téléphone. Si vous n’avez pas la fibre, vous pouvez jouer chez vous en Wifi (5Ghz). J’ai testé et cela fonctionne même avec ma manette bluetooth classique que j’emmène avec mon téléphone, ce n’est pas donc pas réservé à la manette xbox (coucou PlayStation).

 

Le PS Now.

L’offre de Sony est sûrement la plus ancienne. Malheureusement limité à 720p (donc moins que le FullHD) son prix était aussi rédhibitoire que l’image fournie. Longtemps à 15 euros par mois l’offre est descendue à 10 euros par mois. Depuis peu l’offre est aussi compatible avec tout type de smartphone contre seulement le modèle Xperia (de Sony) pendant longtemps. De plus la qualité du service laissait à désirer avant son hébergement sur les serveurs Azure de Microsoft.

Le catalogue est aussi très pauvre en termes de AAA même si l’on compte des centaines de jeu disponibles. Il a fallut attendre l’arrivée de la concurrence pour avoir droite à 3 mois de GTA 5 avant son retrait… Autant vous dire que cette offre, même si j’adore ma PlayStation, n’a jamais vraiment était attrayante et ne l’est toujours pas. De plus elle est compatible avec la dualshock uniquement (la manette de Sony) si je ne me trompe pas. De quoi vous donner envie de passer au-dessus de cette offre définitivement.

Amazon

On le sait tous, Amazon arrive. Comme Microsoft Amazon a racheté quelques studios et a fondé sa division jeux vidéos il y a quelques années maintenant (Amazon Game Studio). Possédant des serveurs pouvant rivaliser avec ceux de Microsoft, il est certain que ce géant ne va pas rester sans réagir. Car le jeu vidéo représente 150 milliards de dollars par an. Et chacun voudra sa part du gâteau. Et l’on ne parle plus de centaines de millions de consoles, mais bien de milliards d’abonnements mensuels. Voilà qui explique toutes ces sorties en fanfare autour du cloud gaming en 2020.

 

 

Le cloud computing, un shadow pour les gouverner tous !

Là on va attaquer avec du lourd, Shadow. C’est une offre créée par la société Blade, à Paris. Et oui, des français qui ont sorti une offre unique sur le marché, qui ne possède pas de concurrence et qui explose tout ce qui existe en matière de cloud gaming, à mon sens.

Le cloud computing c’est quoi ?

Le cloud computing c’est le fait d’avoir votre PC dans le cloud. On ne parle plus de passer par tel page web, tel programme, telle interface. Ici on vous propose un Windows 10 complet avec son menu démarrer. Et vous installez ce que vous voulez dessus comme si c’était votre propre PC. Les performances vont forcément dépendre de l’abonnement que vous allez prendre chez eux, mais sachez que l’on commence avec l’offre boost qui correspond à ce PC :

Full HD (1080p)

CARTE GRAPHIQUE GTX 1080 (équivalent ou supérieur)

PROCESSEUR 3.4 GHz – 4 cœurs (ou équivalent) 2,5GHz Turbo Boost jusqu’à 3,4GHz

RAM 12 Go

STOCKAGE 256 Go SSD (+ stockage additionnel disponible)

Si vous n’y connaissez rien, sachez que c’est déjà un PC virtuel très performant et même pour faire tourner les  jeux vidéo les plus gourmands.

J’ai pris personnellement un abonnement annuel à 13 euros par mois (contre 15 sans engagement), car cette offre est tout bonnement exceptionnelle. J’avais déjà souscrit au service durant 3 mois il y a quelque temps, mais l’abonnement était alors de 40 euros par mois. Et pourtant je n’ai qu’un adsl. Alors pourquoi me direz-vous ? Tout simplement, car c’est du cloud computing avec une carte graphique haut de gamme. Pour le jeu il ne sert qu’à ma fille quand elle va chez ses grands-parents qui ont un vieux PC et la fibre. Un PC tellement vieux que même Geforce Now refuse de s’installer (3Go de RAM au lieu de 4) dessus. Et il me sert un peu de temps en temps pour jouer à Red Dead Redemption 2 sur mobile dans le train en 4G+. RDR2 vous ont dit ? Sans Stadia et son exclusivité ? Et oui, c’est du cloud-computing, donc vous installez les jeux que vous avez acheté sur le shadow PC comme si c’était votre PC. Et ensuite l’image est streamée comme pour le cloud gaming. Et cela tombe bien, car shadow est spécialisé dans le cloud computing pour le jeu vidéo. Et c’est sûrement la meilleure offre technique, tant au niveau de la latence que du faible débit. En effet shadow peu déjà être « convenable » dès 10 Mbits/sec, même si 15 sont conseillés. Et Shadow peut monter à 144 Hertz de fréquence d’affichage de l’écran. De quoi séduire bon nombre de gamers.

Mais le coud computing ne sert pas qu’au jeu vidéo. En effet, c’est votre PC et il est accessible de partout moyennant une connexion suffisante selon votre besoin. Vous pouvez faire votre bureautique, mais aussi vos montages vidéos ragoutants en ressources graphiques ou créer des jeux vidéo.

C’est mon usage principal et il a motivé l’achat de mon abonnement. Grâce à la station d’accueil Samsung Dex et l’application Shadow du Play Store, j’accède en 4g+ à mon logiciel de développement Unreal Engine de partout. Et je peux développer sur une machine plus puissante que la mienne. De plus shadow gère même le double écran « d’une certaine manière » (dual screen) même si je n’ai pas encore utilisé cette fonctionnalité qui est en beta. Vous utilisez alors un autre périphérique (tablette, smartphone,..) en wifi pour afficher un deuxième écran.

Donc Shadow est peut-être plus cher que la concurrence, mais il vous donne beaucoup plus. Un autre PC qui permettra même de jouer aux jeux moddés (modifiés) là où le cloud gaming vous oblige à utiliser les jeux fournis et point barre. Tout ce qui fonctionne sur un PC de gamer, fonctionne sur shadow.

Je ne m’étendrais pas sur les 2 autres offres de shadow qui sont aussi très intéressantes, car on monte cette fois en gamme sur l’image notamment. En effet, outre une amélioration générale de tous les critères situés plus haut, on passe sur du 4K RTX. Malheureusement pour moi et pour beaucoup de monde, ces offres ont été repoussées à 2021. Il faudra donc se contenter de l’offre boost en attendant.

VR !!!

Et oui, vous pouvez streamer vos jeux VR directement dans les casques oculus quest grâce à Virtual Desktopt. La puissance d’un PC de gamer avec un casque sans-fil. Bien sûr il faut être prêt à encaisser les 5 Ghz de Wifi juste à côté du cerveau, mais cela marche parfaitement bien. Comme quoi le cloud computing n’offre que des avantages, ou presque.

Là encore, pas de défaut ?

Si, et non l’un des moindres. Même si l’on monte à 512 Go de stockage sur l’offre Ultra et à 1 To de stockage sur l’offre Infinite, il faudra sortir le portefeuille pour ajouter de l’espace disque supplémentaire. Personnement, une fois les 150 Go de Red Dead Redemption 2 installés, il ne reste plus trop de place, car l’OS prend facilement 50 Go. Il faudra donc au moins débourser 3 euros par mois supplémentaires pour ajouter une tranche de 256 Go de stockage (jusqu’à 8 tranches).

Et pour la Télévision ?

Il existe une box shadow à la manière de la Nvidia Shield, la Shadow Ghost. Un tout nouveau modèle pour un peu plus d’une centaine d’euros vous permettra de profiter de shadow sur votre TV en y branchant un clavier et une souris.

Vous l’aurez compris, nous ne sommes qu’au début du cloud gaming et du cloud computing mais ils ont déjà commencés à changer la face du monde en matière de jeu vidéo. Certes cela nécessite souvent la fibre optique, mais il est clair que d’ici quelques années, avec l’avancée du très haut débit, le cloud gaming et le cloud computing vont s’imposer dans chaque foyer français.

Même si l’offre de cloud gaming est amenée à changer rapidement en termes de technique ou de modèle tout simplement, l’arrivée des acteurs comme Geforce Now ou Shadow provoque déjà une grosse transformation dans la manière de jouer aux jeux vidéo. Et il y a fort à penser que les consoles nextgen et les PC de gamers ont du souci à se faire. Même si les puristes ou compétiteurs préfèreront toujours un hardware local, nombre d’entre nous souhaitons bénéficier d’une machine puissante sans investir dans le matériel. Et cette révolution, comme le streaming vidéo en son temps est en train d’arriver.

 

Personnellement je place Shadow PC bien au-dessus des autres, car le cloud computing est pour moi plus intéressant que le cloud gaming. Ne serait-ce que pour ne pas être bloqué sur une exclusivité qui serait réservée un service cloud gaming comme le fait stadia en ce moment. Ou bloqué sur un launcher spécifique. Je préfère la liberté d’avoir un véritable PC qui est streamé et accessible de presque partout.  Si vous vous sentez l’envie de tester shadow un mois ou plus, je vous laisse mon code de parrainage : GRGPWFUG. Cela me fera gagner un euro sur mon abonnement shadow actuel et c’est tout. Et je serais très heureux de vous avoir fait découvrir shadow et cela m’encouragera (encore plus) à vous fournir de bons articles de qualité. Cela ne vous coûte rien et me fera très plaisir 🙂

Merci à vous.

Shadow PC

Geforce Now

Xcloud

Stadia

Amazon Game Studio

Partager cet article :