Gears 5 (Xbox One)

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Gears 5, un jeu à la testostérone incarné par une femme !

Gears 5, c’est avant tout une franchise Epic (Gear of Wars) de 2012 rachetée ensuite 2 ans plus tard par Microsoft et qui existe depuis la Xbox 360 (2012). Ce jeu développé avec Unreal Engine 4 pour le dernier épisode a été développé par le Studio « The coalition » appartenant désormais à Microsoft. Autant vous dire que c’est une des rares exclusivités Xbox avec Halo, en attendant les futurs jeux des 18 studios rachetés en 2018 par Microsoft. Le premier est déjà puisqu’il s’agit d’Ori 2, mais attardons-nous plutôt sur ce cinquième épisode de Gear of Wars intitulé Gears 5 pour l’occasion.

 

Je n’ai jamais été très fan de ce type de jeu et j’ai exclusivement joué à l’un des premiers Gear Of Wars sur Xbox 360. Malgré cela j’avais été au bout de cet ancien opus et il restait un bon jeu dans mon souvenir. Toutefois ayant vu le nombre de critiques impressionnantes sur Gear of Wars 4, je ne savais pas trop à quoi m’en tenir. Et c’est désormais chose faite.

 

Graphiquement très impressionnant.

S’il y a bien un point sur lequel j’ai été surpris, c’est la maitrise du level-design réalisé sous Unreal Engine 4. Développant moi-même sur ce moteur j’ai pu me rendre compte du travail exceptionnel fourni dans ce jeu. Que cela soit avec le rétroprojecteur 1080p ou avec ma TV 4K HDR, le jeu est d’une splendeur incroyable. Des couleurs au détail du décor, les développeurs n’ont pas chômé sur ce point et c’est un plaisir visuel pour la rétine tout au long de l’aventure.

 

Des cinématiques régulières et splendides.

Les cinématiques relativement nombreuses et de durée convenables sont là aussi très appréciées. Les personnages sont parfaitement modélisés ainsi que leurs armures. Et vous aurez ainsi l’impression de passer dans un film grâce à ses cut-scenes absolument grandioses. Les doublages audios en français sont très bien réalisés, et l’on se plaira à se perdre parmi ces cinétiques qui tombent toujours au bon moment.

Une histoire pas des plus folichonne.

Bien que mes souvenirs du premier épisode était ceux d’un jeu relativement correct, voire plus, auquel j’avais joué sur 360, je ne me souvenais plus de grand-chose. À part, tuer des locustes, et le personnage charismatique (Marcus), je ne me souvenais pas de beaucoup plus. J’avais donc un peu peur d’être perdu après avoir loupé tous ces épisodes plus ou moins bons parus depuis. Mais dans l’ensemble, on comprend parfaitement l’histoire du 5 sans avoir joué aux épisodes précédents. On vous rappellera assez souvent les erreurs du passé afin que vous puissiez comprendre un minimum où l’on se situe dans la trame narrative.  Et c’est bien là le gros problème. On sent qu’après l’utilisation de l’arme ultime dans les épisodes précédents, il a fallu trouver quelque chose afin de continuer l’histoire. Et même si l’histoire se laisse suivre, ce n’est pas par son scénario que vous allez rester bouche bée. Un peu comme les suites de films, on sent que les développeurs ont voulu reprendre la vieille soupe qui avait fait le succès, sans trouver ce supplément d’âme qui pourrait marquer une réelle différence.

 

Un gameplay qui n’a pas l’air de changer, mais qui est toujours aussi bon.

Là encore, de mes souvenirs lointains, le jeu était relativement bourrin. Et là encore, cela ne change pas. On appréciera toujours autant le fait de pouvoir se mettre à couvert derrière un nombre d’éléments incroyables, avec une petite glissade en prime si nécessaire. C’est l’une des principales marques de fabrique de Gear of Wars, et c’est toujours un vrai plaisir de l’exploiter à outrance en plein combat. Car du combat, il y en a, au gros bourrin du dimanche matin. Âme sensible s’abstenir, car comme d’habitude ce jeu n’a rien à envier aux jeux de la même catégorie tellement cela peut partir en véritable boucherie. Des explosions de monstres au sang qui coule de partout, Gear of Wars n’a rien perdu de son aspect jeu de guerre ultraviolent.

L’incarnation d’une fille ne change rien au gameplay.

Le fait d’incarner Kait, ne change pas réellement le gameplay. Après tout, Kait fait partie de l’équipe des Gears, et de ce fait, elle se débrouille aussi bien que ses homologues masculins. Et tant mieux, tout le monde à la même enseigne ! Bien que l’on sent une certaine fébrilité au début du jeu, celle-ci finira par s’affirmer et se retrouvera comme d’habitude bien souvent maculée du sang de ses ennemis. Le fait de jouer Kait a nettement plus d’intérêt au niveau de l’histoire, qu’au niveau du gameplay.

 

Un monde un peu ouvert et fermé, les deux.

Dans cet épisode vous aurez le choix de réaliser des missions bonus. Pour cela vous pourrez parcourir la carte du monde à la manière d’un open world. Bien qu’il n’y ait pas non plus une multitude de missions annexes, et que les niveaux se jouent de manière fermée, en suivant un chemin défini, cette petite sensation de liberté est tout de même appréciable.  Mais vu la qualité apportée à chaque décor, on ne pouvait pas s’attendre à un open world non plus.  Car vous aurez plusieurs cartes semi-ouvertes au fur et à mesure que vous avancerez dans l’histoire. Mais l’avancée restera sur un décor linéaire (à la « rail shooter »), bien que ceux-ci soient souvent relativement larges pour vous donner une bonne sensation de liberté.

 

Le mode multi ?

Désolé, je ne suis pas fana des modes multijoueur sur ce type de jeu (sauf en VR). Je n’y ai donc pas joué, mais j’ai lu que c’était de la coop en mode horde. Cela a l’air plutôt pas mal pour tous amoureux de la série. Mais je ne pourrais me prononcer.

La gratuité du titre.

Là encore, avec mon Xbox Game Pass Ultimate qui court pour trois ans (pour 120 euros !), j’ai pu jouer à ce titre gratuitement (hors abonnement). Je ne l’aurais pas acheté avant cela, c’est certain. Par contre, désormais (et si je n’avais pas le GamePass qui me procure gratuitement les jeux Microsoft Day One), je n’hésiterais pas à acheter un autre épisode de la série. En effet même s’il n’est pas exceptionnel sur tous les plans, il n’a pas de grosses lacunes en soi, et dispose de très bons atouts pour me séduire à nouveau. En effet, la modélisation est tout de même ultra réussie, et si vous possédez le HDR vous serez en admiration devant le travail effectué.

 

Conclusion

Malgré son manque de gros bouleversements, ce Gear of Wars en reste tout de même un très bon jeu. Toujours dans la profusion de sang alien, à décharger ses munitions de toutes sortes sur les monstres énormes, on se plait toujours à parcourir les différents niveaux de ce Gears 5. Même si son histoire n’est pas des plus palpitante, il y aura de ça et là, quelques moments d’émotion qui seront faire leur petit effet. Lancé sur ma one X au départ sans trop d’ambitions, ce Gears 5 s’est finalement révélé une très bonne surprise, comme quoi, Microsoft dispose aussi de très bonnes exclusivités.

 

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